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Directeur de clientèle chez Spintank, agence de conseil en communication. J'écris de temps à autre, pour le magazine I Heart notamment.
Conception et mise en œuvre de stratégies de communication en ligne.
Veille d'opinion, influence, contenus et communautés : accompagnement dans le dialogue avec les stakeholders en ligne.
Clients : Manpower, Microsoft, Dom Pérignon...
Depuis 2009 : rubrique Cyber/Société et blog AEIOU > réseaux, new media, politique.
En 2007 : rubriques Cinéma et Politique > rédaction d'articles d'actualité, chroniques, critiques, interviews, dossiers, biographies. Animation et administration du blog Écrans. Responsable de la rubrique Cinéma des sites Ados.fr et Momes.net.
Stratégie de communication et développement communautaire pour la startup Spidart, premier label participatif en ligne français.
Service Édition
> Rédaction pour Canal+ HEBDO et Canalplus.fr d'articles de présentation des programmes et d'interviews.
Service Étranger
> Rédaction des brèves et d'articles pour les pages International et Europe.
À Jérusalem auprès de Manon Globensky, correspondante permanente au Moyen-Orient
> Rédaction de reportages, portraits, interviews. Couverture de la campagne et des élections législatives palestiniennes. Rédaction d'un blog.
Émissions des chaînes CinéCinéma
> Interviews de réalisateurs et d'acteurs ; montage de sujets ; collaboration avec les attachés de presse ; recherche documentaire ; traductions.
> Rédaction d'articles, dossiers, interviews pour plusieurs revues professionnelles (Biologiste Infos, Agrilex, Matériel Agricole, etc.).
> Participation à la création de la revue Planète Agriculture. Rédaction, synthèse, traductions.
> Analyse technique et juridique des soutiens agri-environnementaux.
Service juridique International.
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En 1998, Ricky Gervais et Stephen Merchant tournent ce qui pourrait être un pilote de The Office, produit trois ans plus tard. Clive Meadows est le co-owner looser d’une chaîne de magasins de location vidéo, persuadé comme David Brent qu’une carrière musicale est possible. Il est ici candidat à un talent show avec une belle imitation de David Bowie…
Je voudrais dire quelques mots, dont vous sentirez je l’espère, qu’ils sont ce soir plus sincères que lors de nos discussions politiques parfois idiotes, souvent stériles.
Je n’avais jamais tellement considéré que le mariage gay était un sujet. Je ne connais pas personnellement de couple homo désirant se marier ou craignant pour le devenir de ses enfants, et le désarroi de ces familles n’était sans doute pas assez médiatisé pour que je me sente concerné.
D’autant moins que semblent aujourd’hui prioritaires, pour notre avenir à tous, les sujets relatifs à la santé économique du pays, de l’Europe, la résorption du chômage, le logement pour tous… Je me disais, comme beaucoup j’imagine, qu’il faut d’abord se battre pour que chacun ait un toit, avant de s’assurer que n’importe qui peut se passer la bague au doigt.
Dès lors que le moyen de réparer une injustice, de répondre à une insécurité, a été discuté à l’Assemblée, dès lors que le mariage gay est devenu, pour moi et je suppose la majorité des Français qui s’en moquaient, un sujet, j’ai considéré qu’il méritait d’être rapidement expédié. Pour les raisons évoquées à l’instant, mais surtout parce qu’à mon sens, il n’y a pas tellement de débat : il fallait protéger des enfants potentiellement privés de parents en cas d’accident, et puis, pour tout le monde les mêmes droits, tout simplement.
Alors, quand se sont exprimées les réticences, fermement, quand s’est manifestée la colère, durablement, j’ai été agacé. Qu’on ressente une certaine gêne à l’idée que des hommes entre eux, des femmes entre elles, se tripotent et pire, s’aiment, parce que notre éducation, notre environnement nous ont conduits à être un tantinet étroits d’esprit, admettons. Mais qu’on déploie toute son énergie pour s’assurer que d’autres ne disposent pas des mêmes droits que nous, cela devient franchement suspect.
La succession des médiocres interventions de Guaino, Wauquiez, Copé, ont nourri mon petit mépris, et j’ai pris un certain plaisir, bêta et parfaitement inutile, à les imaginer en train de copieusement se faire besogner.
Jusqu’à ce que je discute avec un ami, homo, qui m’a confié ce qu’il ressentait. Depuis toujours, il se fait emmerder. Des regards, des sous-entendus, des insultes. Cela, au quotidien, il le supporte. Comme des amies me racontent parfois à quel point il est désagréable d’être une fille dans le métro, dans les rues de Paris, et comme elles ont appris à vivre avec. En revanche, m’a-t-il dit, que le fait qu’il puisse disposer des mêmes droits que moi soit une question divisant le pays, que la République ait bien du mal à le reconnaître comme l’un de ses enfants, cela, lui coupe le souffle, lui brise le cœur.
Alors j’ai réalisé que le mariage gay était vraiment un sujet. Parce que j’ai vu à quel point ce « débat » le blessait, j’ai compris ô combien la discussion était abjecte, comme il était primordial qu’elle s’arrête et qu’à nouveau, mon ami se sente mon égal.
Ce soir, il a posté cette vidéo de Christiane Taubira commentée d’un seul mot : « Merci ».
En la regardant, j’ai pleuré. Non que ce soit un fabuleux discours. Non que je sois convaincu de la magnifique dévotion de la ministre de la Justice à cette cause. Non que cela change quoi que ce soit à ma vie. Mais parce que le projet de loi adopté aujourd’hui a, je le sais, changé celle de mon ami.
A ceux qui ne votent pas, je voudrais dire que la politique est affaire de choix. Il y a un an, j’ai fait un choix. J’ai voté pour François Hollande, et je ne partage pas toutes ses décisions, je ne suis pas moins inquiet pour notre avenir, je ne crois pas qu’il réussisse partout où la droite aurait échoué. En revanche, il a permis aujourd’hui d’aller dans le sens du progrès, dans le sens de l’humanité.
Je suis fier de mon choix. J’espère qu’aux prochaines élections vous voterez, et que vous aurez l’occasion vous aussi, quel qu’il soit, d’être fier de votre choix.
Le titre Light Leak$ est extrait de la chouette mixtape Nehruvia, sur des beats de MF Doom, Dilla, DJ Premier et des prod originales de Ghost McGrady, Raz Fresco et Bishop lui-même, qui réalise également ses clips. Il a 16 ans, vient de Rockland County, NY, forme un petit crew, Prime $ociety, avec quelques homies, Que Hampton, Iggy Dash, Massology. Il assure déjà les premières parties de Schoolboy Q ou de Ghostface Killah…
Scale once again avec en featuring A2H, qui a sorti son album Bipolaire l’année dernière.
Le titre Tenir le coup est produit par Dtwice de Bel’Air et extrait de son EP à paraître.
James Brown Vs. Rihanna ?
Ante Up!
BenZel est le duo formé par Umi Takahashi and Yoko Watanabe, teenagers d’Osaka réunis autour d’une passion pour le R&B des années 90 et J. Dilla.
Ils ont sorti trois cool morceaux. Le premier ci-dessus, If You Love Me avec Jessie Ware, et le dernier ci-dessous, avec Cass Lowe et Chance the Rapper.
En sus, le Xaphoon Jones + Grave Goods Remix de If You Love Me
Extrait de l’album Gunz n’Rocé paru le mois dernier.
Sur la scène du festival néerlandais Eurosonic en janvier dernier, pour jouer les titres de son premier album Cabinet of Curiosities.
Extrait du premier album de Lapalux, Nostalchic, sorti hier.
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Amis de la musique Electro, la capitale vous offre enfin l’événement que vous attendiez depuis fort longtemps avec le Weather Festival. 3 jours et 3 nuits du 17 au 19 mai pour vous faire danser entre Paris et Montreuil, et vous inviter à découvrir une sélection d’artistes français et internationaux. Au programme, plusieurs soirées le vendredi soir, un grand événement « Weather » le samedi jusqu’au dimanche, suivi de plusieurs « after parties » le dimanche toute la journée dans différents lieux, et enfin la closing party du festival le soir, et plus encore…. Et avec un line up à se rouler par terre, le festival promet d’en faire planer plus d’un.
Concours: Rendez-vous lundi 6 et mardi 7 mai sur la page Facebook d’I HEART et tentez de remporter vos places pour les soirées du 17 avec SNTW à la machine et la Concrète Night, du 18 pour la » WEATHER Main day », et du 19 mai pour la Closing Party.
« Hasta la vista » le blues du dimanche soir. Le Carmen ouvre désormais ses portes aux pèlerins en mal de classiques cinématographiques avec le Ciné Club Sunday Funday. Choisi et introduit par Jacky Goldberg (critique ciné aux Inrocks et au Cercle) dans un répertoire qui sent bon le pop corn chaud et la poussière de VHS, un film vous sera présenté sur grand écran, avec la possibilité de siroter une bière dans le noir.
Et pour sa première date, le 5 mai à 21h, c’est « Une nuit au Roxbury » qui a été élu pour ouvrir le bal, un incontournable avec Will Ferrel, pourtant méconnu en France. L’histoire : Les frères Butabi rêvent devenir les rois de la night à Los Angeles, et pour cela ils doivent absolument entrer dans la boîte la plus branchée de la ville, le Roxbury. Après avoir été refusés à l’entrée par le videur, le hasard fait qu’ils rencontrent l’acteur de 21 Jump Street, Richard Grieco, qui, pour éviter un procès, leur ouvrira les portes du fameux nightclub. Autant vous dire que les vestes en viscose, les chorés du dancefloor et les roulages de pelles sur mini jupes seront au rendez-vous dimanche soir.
Offre à l’entrée : Une bière + Un vestiaire = 5€
Le Carmen – 34 rue Duperré , 75009 Paris.
Pendant encore un mois pile-poil, la marque Ray-Ban, via sa plateforme Envision, offre aux plus grands rêveurs la chance de réaliser leurs projets les plus fous. C’est simple comme une paire de wayfarer : vous allez sur le site consacré et vous y postez votre envie de faire le tour du monde en karaoke-mobile, créer un festival de witch house au Vatican ou lancer une marque de bracelets brésiliens en crins de licorne. Le gagnant sera élu courant juin, et son rêve sera exaucé. Le ciel est la limite !
Élégant refuge situé en plein désert navajo, au sud de l’Utah, l’hôtel Amangiri vient se planter telle une oasis de luxe. Il est évident que l’on ne s’attend pas à trouver un spa, un restaurant et des suites royales dans un cadre aussi sauvage. Et pourtant, Aman Resort s’est rendu compte que ses clients les plus aisés avaient peut-être tout simplement envie de calme, de paix et d’une vue panoramique sur les canyons sculptés par le vent. Nichée dans une vallée protégée, la piscine turquoise de l’hôtel se fond dans un décor spectaculaire et on imagine bien un bain de minuit au son du cri des coyotes, un poil jaloux d’un si bel endroit au milieu de nulle part.
Mode et cuisine, deux termes antinomiques qui ont pourtant en commun cette affaire de bon goût, la passion des associations audacieuses. Imaginé par un trio d’Italiennes aussi portées par les tiramisus que les robes Marni, le magazine Alla Carta mélange recettes gastros et éditos, des dégustations hautement mode sous les flashs qui crépitent, toujours en accord de couleurs et de saveurs. Interviewant gourmets ou couturiers au palais aiguisé, la revue croise ces deux arts dans une salade ingénieuse et goûteuse, sans jamais corrompre sa légèreté. Cuisine haute couture ou mode (de cuisson) tendance, on se demande si on ne va pas trouver un escarpin Louboutin dans une casserole, à ce rythme !
Photo : Yara De Nicola, stylist Fabiana Fierotti, set design Martina Lucatelli, texte : Camille Gayral
I Heart Los Angeles est sorti ! Au sommaire de ce douzième numéro qui sent bon les tacos et le cruising sur Sunset boulevard : Inc., Haim, Hanni El Khatib, Bleached, FIDLAR, Allah-Las, Ed Templeton, Jim Shaw, James Franco, Chris Hanley, Manuel Ferrara, Band of Outsiders, Warriors of Radness, une série mode par Lauren Ward, des dessins de Natasha Ghosn et Stink, des bisous de Madeline Poole et Peggy Noland… et comme d’habitude toutes nos meilleures adresses ! Lala Love <3
Restons encore un peu en Afrique du Sud grâce à DIESEL + EDUN, mais quittons un temps le Cap pour faire un tour à Jo’burg, plus précisément à Soweto, avec le réalisateur Sean Metelerkamp. Révélé par un clip multi-récompensé pour Die Antwoord, il signe ici pour la plateforme créative Studio Africa un petit film qui met en scène une battle entre le collectif de danse Real Actions et un crew de puppets redoutables. Les vêtements de la ligne DIESEL + EDUN accompagnent à merveille les mouvements des danseurs de Pantsula, cette danse contestataire venue des townships, sur un titre exclusif et absolument obsédant signé The Very Best & Moroka. Si, comme nous, vous en voulez encore, allez faire un tour sur la sphère en ligne Studio Africa.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Let’s stay in South Africa a little bit longer with DIESEL + EDUN, but let’s leave Cape Town for a while and visit Jo’burg, or more precisely Soweto, with director Sean Metelerkamp. Brought to attention by a multi-awarded video for Die Antwoord, he now directs a short film for Studio Africa that depicts a battle between Real Actions dance collective and a crew of puppets formidable. A perfect marriage between DIESEL + EDUN clothing and Pantsula dance moves, this protest dance from the townships, on an exclusive and haunting track by The Very Best & Moroka. If, like us, you want to see more, go have a look at online sphere Studio Africa.Décidément nos copains d’I Heart Bruxelles ont la frite en ce moment. Après Elzo Durt qui dévoile la cover de l’album à venir de La Femme, c’est aux tour du collectif Hell’o Monsters de faire parler de lui. Les créatures de Jerome Meynen, Antoine Detaille, et François Dieltiens envahiront la Galerie du Jour à la fin du mois avec une expo, Modern Ghost². Et si vous deviez, comme nous, tomber amoureux d’un de leurs monstres, sachez qu’un fanzine, des t-shirts sérigraphiés et un foulard seront édités en série limitée par agnès b. à cette occasion. /// Our I Heart Brussels buddies have been on a roll lately. Last week, Elzo Durt was unveiling La Femme‘s upcoming album’s artwork, and it is now Hell’o Monsters‘ turn to get attention. Jerome Meynen, Antoine Detaille, and François Dieltiens’ creatures are taking over the Galerie du Jour later this month, with an exhibition called Modern Ghost². And if, like us, you were to fall in love with one of their monsters, know that agnès b. will especially produce a fanzine, a scarf, and silkscreen printed T-Shirts.
Plaisir des yeux et des oreilles. La bombesque Talvi, en couverture d’I HEART Toronto et mannequin vedette de la série mode, et son amoureux Josh forment le groupe Prince Innocence. Ils profitent de l’enregistrement de leur premier album à Londres pour faire un crochet par Paris qu’ils avaient quittée derrière les platines du Wanderlust lors de notre dernière soirée. C’est à L’espace B, mercredi 6 mars, dans le cadre du festival Hartzine que le couple Torontois viendra hypnotiser le public avec sa synth’pop rêveuse.
Concours : I HEART offre des places aux premiers à envoyer «CHEREE» + nom et prénom à concours@iheart-magazine.com.
Billetterie et infos sur l’événement ici.
Alors que notre numéro Cape Town est toujours en kiosques, la marque Diesel, en collaboration avec Edun, sort une ligne de denim née en Afrique. On vous en dira plus très vite sur le Studio Africa, en attendant on vous laisse découvrir en images les jeunes artistes, acteurs, photographes, musiciens qui personnifient l’Afrique créative. Et si vous ouvrer l’oeil, vous pourrez y reconnaitre notre cover boy Petite Noir.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
While our Cape Town issue is still in stores, Diesel and Edun are releasing a « born in Africa » denim line. We will soon tell you more about Studio Africa, but for now, discover the young artists, actors, photographers, musicians who embody african creativity. And if you look closely, you might recognize our cover boy Petite Noir.
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Mercredi 15 mai, le ministère de la Culture organisait à Paris la première journée #DataCulture.
Spintank était présent pour animer l’atelier de l’après-midi, autour du concept de cuisine des données. Suivez le chef !
Camille Domange, chef du département des programmes numériques au sein du secrétariat général du ministère, explique le contexte général de la journée :
« L’idée c’est d’inscrire cette dynamique d’innovation sur le fond, sur des sujets qui sont à défricher et de délivrer des boîtes à outils et de sensibiliser aux bonnes pratiques pour ensuite accompagner ce mouvement chez nos opérateurs et de travailler sur des stratégies numériques haute couture. »
Notre agence – déjà sollicitée par le Ministère lors de la refonte du site culture.fr - avait pour ambition de désacraliser l’open data pour le rendre accessible, et affirmer ainsi trois partis pris :
D’où la séance de #DataCooking imaginée pour l’occasion.
Les résultats étaient au rendez-vous !
Une équipe a proposé une application programmatique de la Nuit des Musées, qui proposerait des itinéraires intelligents de gestion des flux vers des lieux moins courus du public, tout en agrégeant en temps réel les contenus média produits (photo, etc.). Un autre groupe imaginait pendant ce temps un outil d’aide à la programmation, dédié aux professionnels du cinéma et aux gérants de salle, et fondé sur une analyse prédictive de la fréquentation des salles en fonction des films projetés. Ailleurs, on imaginait un parcours musical dans la ville, des collections d’objets patrimoniaux crowdsourcés, ou encore un service répondant à l’éparpillement des données sur les aides de l’état versées aux institutions !
Des recettes variées, des plats savoureux, et surtout, des marmitons impliqués et qui, au terme de la journée, ont saisi que l’open data était l’affaire de tous.
A bientôt pour une nouvelle journée #DataCulture !
SoLoMo et ROPO ne sont pas les droïdes des prochains Star Wars, mais deux acronymes significatifs des transformations induites par le web en matière de marketing. A l’heure d’Amazon et iTunes, le rôle des distributeurs traditionnels est en effet remis en cause : si Virgin est tombé, c’est d’abord parce que l’enseigne n’a pas su s’adapter aux nouveaux modes de consommation.
Là où les marques avaient autrefois la mainmise sur le parcours client, le web a changé la donne, et oblige les distributeurs à s’adapter à la pratique grandissante de l’achat online. Et pose, entre autres questions, un problème de taille: comment inciter les clients à continuer à acheter en boutique quand il est tellement plus pratique de commander en ligne?
Better, faster, stronger
Le web a introduit trois bouleversements dans la manière dont nous achetons aujourd’hui des choses :
Inciter les gens à acheter en magasin (faire du « drive-to-store »), c’est savoir s’approprier ces nouvelles pratiques et les coordonner avec un dispositif offline suffisamment incitatif pour que le client prenne la peine de se déplacer en boutique. Et fasse ce qu’en langage jargonneux on appelle le ROPO : « Research online, purchase offline ».
Il s’agit également, pour les marques, d’éviter de tomber dans les travers du « showrooming », qui voit un nombre croissant de clients entrer dans un magasin pour flasher/prendre les références d’un produit… et repartir pour l’acheter moins cher en ligne.
Keep the customer satisfied
L’enjeu, pour la marque, c’est d’être en contact permanent avec le client, à la fois offline et online (on parle de stratégie « cross-canal »). Au web la personnalisation de l’expérience client (via l’historique de recherche du client, sa localisation géographique, les recommandations de ses amis…), à la boutique « physique » le relationnel et l’expertise.
L’une des premières réponses apportées par les marques tient en trois syllabes : SoLoMo.
Prenons trois exemples de dispositifs illustrant le passage offline/online :
Darty est en France un des pionniers du « click & collect ». Le principe : commander en ligne et retirer en magasin dans l’heure. Ou, inversement, retourner en boutique un produit commandé en ligne. L’avantage : bénéficier à la fois du choix en ligne et de la relation client « physique », qui donne davantage confiance.
Le principe du « click & collect » s’est maintenant démocratisé ; dernièrement, ce sont les libraires qui s’y sont mis avec Paris Librairies. Le principe est simple : 500 libraires parisiens rendent leurs stocks accessibles en ligne. Une fois l’ouvrage géolocalisé, il n’y plus qu’à aller le chercher chez le libraire de son choix. Fini de courir les librairies et l’attente du colis Amazon, donc (et ça fait vivre les libraires).
Nike (on en parlait ici) organise, via Facebook, des sessions de running dans les grandes villes de France. Le principe : runners et coachs se donnent rendez-vous en boutique en fin de journée. L’occasion pour la marque d’asseoir sa légitimité auprès des sportifs et de vendre au passage des produits en boutique.
Augmenter l’expérience
Les distributeurs doivent aller au-delà du premier réflexe consistant à percevoir le web uniquement comme une menace, car la bataille serait perdue d’avance : bien que le taux de conversion des sites de e-commerce (2,4 % en 2012) soit encore relativement faible, celui-ci ne cesse de croître. Acheter en ligne va devenir une pratique de plus en plus répandue, quel que soit le secteur (voir le baromètre Google/Kantar Media Compete).
Au contraire, il est nécessaire de prendre conscience de la complémentarité offline/online et de jouer la carte de l’hybridation. Avec comme objectif de proposer une expérience client renouvelée, axée autour de la personnalisation, du service et de l’attachement aux valeurs véhiculées par la marque.
En ce jour de début du 66e Festival de Cannes, Spintank a le plaisir de vous annoncer la signature d’un nouveau budget : le Centre National du Cinéma et de l’Image Animée. Après avoir engagé une démarche de présence sociale sur Facebook et Twitter, le CNC, accompagné par Spintank, prendra appui sur le 66e Festival de Cannes pour développer et renforcer sa présence sur les réseaux sociaux.
Soutien du Festival depuis sa création en 1946, le CNC présentera, comme chaque année, son bilan, et assurera une couverture exclusive de l’évènement : montées des marches des films aidés, rencontres du CNC avec ses homologues européens, conférences internationales… A suivre donc sur :
https://www.facebook.com/centre.national.du.cinema
https://twitter.com/LeCNC #leCNC #bilanCNC
Vous vous souvenez de l’équipier Quick ? Ce salarié anonyme partageait son quotidien en critiquant notamment les conditions de travail déplorables d’un restaurant de la région PACA. Le compte commençait à bénéficier d’une bonne notoriété jusqu’à ce que Valérie Raynal, directrice de la communication institutionnelle et RP de Quick commence à prendre contact avec lui.
@equipierquick Bonjour, je suis responsable de la communication chez Quick, pourrions-nous discuter par email ou message privé? — Valérie B (@VaValrie) Novembre 3, 2012
Cette dernière précisait toutefois que la firme ne cherchait pas à l’identifier pour le licencier.
«Nous essayons simplement de comprendre ce qu’il se passe et d’apaiser la situation.»
Aujourd’hui, Nicolas Canut dont l’identité a été révélée se retrouve aux tribunaux.
On a récemment découvert que l’homme n’en est pas à son coup d’essai mais là n’est pas la question…
Alors ? Bonne ou mauvaise image pour le recrutement chez Quick ?
Pourquoi est-ce la responsable de la communication et des RP et non la DRH du groupe, Marie-Claude Authias, nommée mi-2012 pour donner un coup de pouce à la marque employeur, qui a pris contact avec l’équipier Quick ?
Critiquait-il l’image de marque ou l’image employeur ? Soyons honnêtes… un peu des deux.
Mais il s’agit d’un employé alors la marque employeur de Quick avait un vrai rôle à jouer : montrer l’exemple, retourner la situation, aussi bien pour rassurer les clients mais aussi les prospects RH. Quick, comme les autres enseignes de restauration rapide a un véritable enjeu de recrutement. Il faut sans cesse attirer des profils divers.
Et pourtant, est-ce que Quick va avoir plus de difficultés à recruter ? Peut-être au niveau local, mais rien n’est moins sûr.
Cette histoire a fait tilt : existe-il un lien de cause à effet entre la réputation en ligne, marque employeur 2.0 et recrutement ?
Pour le savoir, nous nous sommes intéressés à faire un parallèle entre les entreprises préférées des jeunes et celles qui ont la meilleure audience sur les réseaux sociaux.
So what ? !
Ce tableau comparatif ne semble pas nous dire grand-chose si ce n’est que seules 4 entreprises sont à la fois dans le cœur des étudiants tout en ayant la cote sur les réseaux sociaux et seule Danone est dans le top 10 des trois classements et est donc parvenue à faire le grand saut de ce qu’on appelle la « Marque employeur 2.0 ».
Le Cas Danone : poursuivre la relation en ligne
Dans une interview offerte au blog du modérateur en 2011, Guita Moussazadeh, Responsable recrutement et sourcing et Maud Richaud, Responsable recrutement junior support et marketing, expliquaient les buts recherchés par la page Facebook Danone Jobs et son intégration dans la stratégie de recrutement du groupe.
Nous nous sommes ainsi interrogés sur la façon dont nous pouvions donner un meilleur accès aux « coulisses » de Danone à des candidats qui n’auraient pas l’opportunité de pouvoir rencontrer directement nos managers et directeurs. […]
Nous avons ainsi décidé en 2010 d’aller plus loin dans cette relation de proximité avec les étudiants et jeunes diplômés de toutes formations confondues, en mettant en place un nouveau canal d’échanges régulier et continu, complémentaire à notre dispositif existant.
Un dispositif qui vient donc en complément des rendez-vous classiques de relations écoles, etc.
Pourquoi au contraire NE PAS avoir de présence en ligne ?
Se pose alors la question du top 3 des entreprises préférées des jeunes diplômés, totalement absentes sur les classements réseaux sociaux sur la partie recrutement / marque employeur qui nous intéresse ici.
Mais comment font-elles pour rester les grandes favorites des jeunes si elles ne suivent pas leurs nouvelles habitudes de consommation d’informations ?
Retournons maintenant le problème : pourquoi utiliser les réseaux sociaux pour recruter ?
RH et réseaux sociaux ne font pas bon ménage à première vue. Pourquoi ? Parce que ce que je raconte sur mon compte Twitter ou ma page Facebook, je ne veux surtout pas que mon employeur le voit. Surtout quand on voit dans la presse des employés qui se font licencier parce qu’ils racontent / critiquent leur quotidien comme c’est le cas pour l’équipier Quick.
Mais les entreprises ont compris qu’elles ne pouvaient plus laisser leur réputation aux seules mains de leurs parties-prenantes, tout comme c’est le cas pour leur communication institutionnelle ou produit. Il leur faut émettre des informations, se créer un réseau « d’amis » pour « porter la bonne parole » et gérer au plus vite les crises qui peuvent émerger. En mettant en place une présence en ligne sur des réseaux sociaux de l’instantanéité, elles participent aux conversations.
Par ailleurs, la concurrence est forte sur le recrutement :
Il est donc important de se positionner, de parler des valeurs de l’entreprise, de la politique RH, etc.
Les candidats, notamment ceux de la génération Y, si on en croit l’étude Universum, choisissent une entreprise pour ce qu’elle représente, ce qu’elle leur apportera en terme de carrière et d’accomplissement professionnel mais aussi ce qu’elle représente au global (son secteur, sa communication, ses produits, sa relation client, le traitement de ses collaborateurs actuels).
Et Danone ne s’y est pas trompé ! Il y a un véritable storytelling autour de la marque.
L’équipier Quick : une opportunité pour la marque Quick ?
On peut effectivement penser que l’affaire de l’équipier aurait pu être retournée par la marque employeur (et produit) de Quick et devenir une opportunité de communication.
Comment ? En retournant le problème et en essayant véritablement de « comprendre ce qu’il se passe et d’apaiser la situation ». Car même si l’unique intention de Nicolas Canut était de mettre le feu aux poudres, la réaction aurait pu être de faire parler les autres collaborateurs du restaurant, faire un audit, communiquer sur ces actions au grand public, et montrer comment la situation avance. Une campagne sur le bien-être des employés chez Quick aurait pu être mise en place, d’autant que Quick peut utiliser une énorme force de frappe : sa page Facebook qui compte plus de 480k fans. Un compte Twitter animé par des collaborateurs heureux aurait pu être lancé : @ManagerQuick.
Et pour les autres ? On peut imaginer l’essor de comptes type @vendeusesH&M ou @CaissièreCarrefour, etc.
Alors, qu’attendez-vous ?
A l’époque des discours prophétiques sur le web 2.0, on rêvait de renouveler la démocratie par le web en offrant aux citoyens de nouvelles façons de participer à la décision publique. Ce temps semble aujourd’hui révolu tant désormais la classe politique française parait plus préoccupée par la régulation du web (comme récemment Fleur Pellerin avec Twitter) que par une réelle réflexion sur la démocratie numérique.
La participation citoyenne en ligne, l’apanage des médias
Pour l’essentiel, la participation en ligne sur les questions de société se joue aujourd’hui dans les espaces de commentaires des médias (et quelques forums d’envergure). Depuis plusieurs années nous étudions ces commentaires pour l’un de nos clients ce qui nous donne un bon point d’observation de leur évolution. Sur chacun des grands débats de société récents on constate que ces espaces sont très réactifs, riches d’informations et permettent d’être en prise directe avec une opinion difficile à capter par ailleurs. Mais aussi, de plus en plus, ils sont le lieu d’expression privilégié des groupes minoritaires qui les investissent de manière organisée pour faire entendre leurs idées. Une attitude bien connue sur le web que l’on qualifie de trolling.
Récemment Le Monde s’est fait l’écho d’une étude sur le trolling et ses conséquences qui posait une question très importante :
Les commentaires injurieux ou agressifs étant à peu près généralisés sur le Net, ces résultats expérimentaux posent la question cardinale de savoir si l’utilisation grandissante de la Toile à des fins d’information concourt à polariser la société sur des questions autres que scientifiques ou techniques (nanotechnologies, OGM, changement climatique, etc.), à forte teneur politique ou économique.
Cette conclusion peut inquiéter, surtout si on la rapproche des travaux d’Eli Pariser (entre autres) qui avance que le web agit comme une chambre d’échos où l’individu se trouve sans cesse confirmé dans ses opinions car il aurait tendance à ne suivre que des individus ou des médias qui partagent a priori son système de valeurs.
Loin de contribuer à l’expression d’un pluralisme, le web contribuerait donc au contraire à polariser l’opinion jusqu’à la réduire en une opposition entre pro et antis.
Des réponses techniques et politiques
D’une part le trolling n’est pas une donnée irréductible du web, il peut être contenu dans des proportions raisonnables. Si, à n’en pas douter, il existe certainement dans la société une fraction d’irréductibles trolls prêts vaille que vaille à polluer tous les débats ceux-ci ne constituent qu’une infime part de la population et ne doivent pas bloquer le débat. Les commentaires tiennent plus de la foire d’empoigne que du forum romain en grande partie parce qu’ils sont relégués en bas de page, sur un mode essentiellement réactif et émotionnel. Sur ce point, l’exemple des pages débat de The Economist prouve que des alternatives existent.
D’autre part, si la tendance actuelle du web confirme l’idée des chambres d’échos il existe des îlots où la parole se rapproche de l’idéal des Lumières d’une discussion raisonnée, du moins si l’on en croit David Weinberger. L’auteur du Clue Train Manifesto, déclarait ainsi dans une communication donnée au PDF en 2012 :
It is an echo chamber with a commitment to the value of curiosity, and strong norms of empathy, acceptance and love. It can engage with other points of view without giving up its own values or its snarky silliness. And from this, as the SOPA protest showed, can come political action.
On peut contester, ou au moins nuancer, ce propos. Toutefois, l’exemple de l’Iama de Barack Obama incite à la réflexion tant on doute qu’une telle expérience eut été possible en France. D’abord parce que il n’existe pas d’espace comparable à Reddit et ensuite parce que le personnel politique se sert du web plus pour diffuser ses messages que pour discuter avec les citoyens.
Alors que la société française est traversée de tensions complexes que les moyens traditionnels de la démocratie parlementaire ont du mal à résoudre, le renforcement de dialogue entre citoyens et décideurs publics semble crucial. Des initiatives émergent pour proposer des solutions, comme récemment Parlement & Citoyens dont nous avions déjà parlé ici. Le gouvernement du Royaume-Uni a fait de notables efforts en matière de design de services en ligne. Un exercice similaire sur la démocratie numérique de la part de l’actuel gouvernement pourrait constituer un beau défi pour les quatre années à venir.
Lundi 29 avril, c’était la grande finale de la quatrième édition du concours Top Chef sur M6. Si par un quelconque miracle vous n’en avez pas entendu parler, le principe est simple : douze espoirs de la cuisine sont jugés par des chefs de renom dans différentes épreuves culinaires pour tenter de devenir le « Top Chef » de l’année et surtout remporter 100.000€.
Il y aurait beaucoup à dire autour de l’émission et sur sa promotion : du hashtag #TopChef2013 qui a affolé Twitter tous les lundis soirs pendant dix semaines, aux classiques partenariats avec de grandes enseignes, en passant par une maigre tentative d’exploiter le potentiel de la télé connectée ou encore par l’impossibilité de garder le résultat final secret malgré toutes les précautions prises par la production.
Mais ce qui nous intéresse ici est un peu plus original.
Petit retour en arrière pour comprendre : la grande finale de lundi dernier voyait s’affronter les deux finalistes, Florent Ladeyn et Naoëlle d’Hainaut. Deux profils diamétralement opposés, un jeune chef autodidacte du terroir un peu rêveur contre une sous-chef d’un palace parisien compétitrice acharnée et adepte de la petite phrase humiliante.
Au terme d’une finale « gustativement parlant assez fade », Naoëlle a remporté le concours. Dans la foulée, des groupes en tous genres se sont montés sur Facebook, surtout pour s’en prendre à la gagnante. La #TeamFlorent s’est insurgée sur Twitter et tandis que la maigre #TeamNaoelle était aux anges…
Mais de cette victoire jugée par beaucoup comme « imméritée » est né un sentiment d’injustice qui s’est répandu rapidement sur les réseaux. Jusqu’à la création d’une cagnotte sur Leetchi pour soutenir Florent.
Destiné à l’origine aux anniversaires, aux pots de départs ou aux week-ends entre amis, le service permet de collecter et de gérer facilement de l’argent. Le principe est ici détourné par des fans pour essayer de réunir 100.000€ pour Florent et qu’il gagne à sa façon Top Chef.
Résultats en 24h : près de 1000 participants et 5.000€ levés, avec des dons dépassant parfois la centaine d’euros. On est certes encore loin des 100.000€, mais les quelques 4.000 partages sur Facebook laissent présager une belle levée de fonds. Appuyez sur F5 et ces chiffres seront d’ailleurs déjà largement dépassés.
Leetchi s’est en fait transformé pour l’occasion en site de crowdfunding : à la manière d’un Kickstarter ou d’un Ulule, sans la logique de « don et de contre-don », il propose aux internautes de financer les projets professionnels de Florent.
Mais au-delà, il est devenu un outil de contestation de l’ordre établi : en participant à la collecte, les internautes viennent contester la légitimité de la victoire de Naoëlle et donc de celle de l’émission et de M6.
Ces derniers étaient théoriquement les seuls à pouvoir décider des récompenses attribuées au vainqueur. Pourtant, en tentant de dupliquer le montant offert, le public s’oppose au verdict final, redéfinit les règles du concours et se pose en contre-pouvoir pour réparer ce qu’il considère être une injustice. Au risque de faire perdre sa légitimité à l’émission et son prestige au véritable vainqueur.
On connaissait déjà le succès des circuits alternatifs de financement représentés par les sites de crowdfunding et contournant les grands acteurs traditionnels – l’exemple du film Veronica Mars en tête. Il faudra désormais peut-être apprendre à gérer les questions de légitimité des vainqueurs dans les émissions de téléréalité.
À l’heure de l’open data et des big data, les données sont devenues la matière première d’objets numériques informationnels : les visualisations de données – aussi appelées data visualisations ou dataviz.
Format médiatique le plus à même de transmettre les informations extraites des masses de données, les dataviz fleurissent sur le web depuis quelques années et le processus de production tend à se standardiser.
Le phénomène ne concerne pas que les médias puisque les entreprises sont nombreuses à voir dans les dataviz la réponse idéale aux problématiques de communication imposées par le Web, notamment celle d’interagir avec l’internaute.
Mutations et nouveaux métiers
Mais ne met pas en scène ces données qui veut. Les entreprises ont donc dû se doter de nouveaux acteurs capables de collecter ces data, de les analyser et enfin de les mettre en forme. Les postes d’analystes de données – et les diplômes dans le domaine – ou encore de » designer d’informations » se sont multipliés et ont ouvert de nouvelles perspectives communicationnelles.
Certains sites d’informations à l’image de celui du New York Times, du Guardian ou encore de l’ancien pure-player français Owni.fr ont ainsi créé des équipes dédiées aux données et à leur mise en forme.
La visualisation de données a également stimulé des centaines de petits entrepreneurs. On a pu voir de nombreuses start-ups à l’image de DataVeyes en France offrir leurs services de traitement et de mise en scène des données, et des outils simples de création de dataviz se sont répandus sur Internet.
Faire l’expérience des données : le dataplay
Mais la question de leur utilisation soulève encore différentes questions. Si les productions mises en ligne ainsi que l’investissement humain et financier peuvent être salués, les dataviz atteignent-elles leur objectif à savoir transmettre simplement des informations complexes issues de données ? Il semblerait que l’on ait aujourd’hui passé un nouveau cap.
Trop souvent relégués au rang de synthèse ou de complément d’une production écrite comme le racontent Loup Cellard & Faustine Bougro dans leur compte-rendu pour la FING du Visual Decision du 16 avril dernier, le potentiel des visualisations de données reste encore sous-exploité. Mais plus encore, leur élaboration est encore trop souvent marginale et n’est pas pensée comme faisant partie d’une expérience interactive à part entière dans une perspective de dialogue avec l’internaute. Cet objet numérique mérite donc d’être isolé pour en saisir toutes les potentialités.
Et les théories du game design semblent fournir certaines réponses aux dilemmes auxquelles les dataviz font face. Comme le racontaient aussi Loup Cellard & Faustine Bougro, elles doivent être élaborées au sein d’une expérience utilisateur ludique afin de répondre aux usages des internautes et de transmettre efficacement les informations. Le but n’est donc pas que l’internaute se contente de quelques clics sur une dataviz pour faire apparaître des chiffres mais bien de faire l’expérience de ces données en les manipulant.
Une opinion déjà défendue par Colleen Macklin , Julia Wargaski , Michael Edwards et Kan Yang Li en 2011 dans leur article » DataPlay : Experiments in the Ludic Age « . Une dataviz doit donc être fondée sur un dataplay dans le but , comme l’expliquent les auteurs, de » lier les pratiques de la visualisation d’information avec celles du game design pour créer des espaces où la donnée n’est pas seulement représentée mais est directement manipulée et transformée à travers le jeu « . L’élaboration de l’expérience utilisateur s’imposerait donc comme le cœur de la visualisation de données réussie car après tout, medium is the message.
Ce billet inaugure une série d’interviews qui auront pour but de vous faire découvrir les tankers et leurs entreprises. Aujourd’hui nous rencontrons Verena, Christiane et Ludovic.
Pouvez-vous dire quelques mots concernant Amiando ?
Leader du marché européen, Amiando propose un service innovant d’inscription événementielle en ligne permettant aux organisateurs des événements professionnels de toute envergure de gérer les inscriptions en toute simplicité.
Depuis ses débuts en 2006, Amiando a redéfini la façon d’organiser des événements et accompagne de nombreuses entreprises et institutions prestigieuses comme BMW, OSEO, TEDx, l’UNESCO, l’Ordre des experts comptables, et bien sûr, Le Web.
Pour connaître l’actualité d’Amiando, suivez-nous sur twitter !
Amiando au tank, ça donne quoi ?
Nous sommes au tank depuis fin 2011, au début nous n’avions qu’un bureau et aujourd’hui nous en avons trois ! Le quartier est très sympa et au centre de Paris ce qui est très pratique puisque nous faisons beaucoup de déplacements. Les locaux et l’ambiance générale nous offrent un environnement de travail à la fois cool et décontracté mais dans lequel il est également possible de recevoir des clients.
Quel est votre meilleur souvenir au tank ?
Nous avons vécu beaucoup d’excellents moments avec les autres tankers et spintankers et sortir ensemble après une journée de travail crée plein des bons souvenirs.
Les « MOOC » (massive online open courses) sont des cours en ligne auxquels des milliers d’étudiants peuvent participer simultanément, de n’importe où dans le monde. Leur promesse : offrir le savoir gratuitement en donnant les mêmes chances à tous. Vous êtes connecté ? Où que vous soyez, qui que vous soyez – étudiant ou professionnel -, vous pouvez vous former. Plus encore qu’une révolution éducative, les MOOC portent l’espoir d’une transformation sociale.
Avec comme pionniers Coursera (près de 3 millions d’utilisateurs), Udacity, et edX (émanation d’Harvard, de Berkeley et du MIT) qui leur confère une sérieuse crédibilité, les MOOC sont aujourd’hui en plein boom : l’engouement est sans frontières. Pas moins de 155 000 étudiants ont suivi le premier cours d’edX (une introduction du MIT aux circuits) il y a un an – un record : « C’est plus que le nombre total d’anciens du MIT depuis ses 150 ans d’existence » s’enthousiasme Anant Agarwal, ancien directeur du département Intelligence Artificielle du MIT et actuel président d’edX.
La France n’échappe pas à la vague MOOC : elle commencera à déferler dans nos écoles à la rentrée 2013. En annonçant récemment son partenariat avec Coursera, Polytechnique devient le premier établissement d’enseignement supérieur français à diffuser gratuitement ses cours sur cette plate-forme.
Les cours des universités les plus prestigieuses du monde « pour qui veut, n’importe où, n’importe quand », de quoi faire tomber les barrières… Les MOOC sont un formidable appel à la contribution, un crowdsourcing de la connaissance. Mitch Duneier, Professeur de sociologie à l’université de Princeton, partage ce témoignage édifiant d’un cours donné via Coursera à 40 000 étudiants connectés depuis une centaine de pays différents : « Quand je donne ce cours sur le campus de Princeton, quelques étudiants posent des questions pertinentes. [Avec Coursera], quelques heures seulement après avoir posté le cours en ligne, le forum du cours s’est animé avec des centaines de commentaires et de questions. Quelques jours plus tard, il y en avait des milliers… En trois semaines, j’avais reçu plus de retours sur mes idées en sociologie que je n’en avais jamais eu en tout une carrière. Cela a eu un impact significatif sur mes cours et mes séminaires futurs. »
Avec les MOOC, chacun devient contributeur, le partage des connaissances individuelles produit l’empowerment collectif. La révolution est en marche : tout apprenant est aussi, potentiellement, « enseignant ».
La promesse des MOOC est d’autant plus grande pour les pays en voie de développement comme le Salvador. Pour Shai Reshef, président de University of the People ils sont un véritable outil de transformation sociale : « Quand vous formez une personne, vous pouvez changer sa vie. Quand vous en formez beaucoup, vous pouvez changer le monde. »
Le « live » ne suffit plus : à l’heure où le web hybride tout ce qui, dans nos vies, mérite d’être raconté, annoté et commenté, une bonne couverture d’événement se doit d’offrir au spectateur connecté de mettre pause pour s’informer, fact-checker, commenter, et pourquoi pas rembobiner son événement en direct – pour lui permettre, comme dans toute autre occasion de son existence numérique, d’être à la fois « ici et ailleurs », partout où l’info passe et où « des choses se passent ».
Mais comment offrir cette désynchronisation des temps ? En s’associant avec l’IRI sur ses Entretiens du Nouveau Monde Industriel, Knowtex et le Lycée Jacques Prévert apportent leurs éléments de réponse : le dispositif qu’ils ont mis en place a permis d’augmenter chaque conférence pour proposer une “expérience spectateur » sophistiquée. A la lumière de leur présentation et du barcamp organisé pour l’occasion sur les pratiques numériques événementielles, on reviendra ici sur quelques lignes de force qui traversent la notion d’événement numérique et aident à en saisir les enjeux.
Que la couverture numérique d’un événement soit une affaire suffisamment sérieuse pour être orchestrée par des professionnels des médias, cela ne fait plus de doute. A l’image des forums Libération, décrits comme faisant partie intégrante du projet journalistique de Libé, de nombreux spécialistes des nouveaux médias orchestrent déjà l’événement comme un moment clé dans une séquence éditoriale qui le précède et le suit. Avant la conférence on fera volontiers monter, par un travail journalistique, la thématique du débat auprès d’un public qu’il s’agit d’amener à se déplacer. Pendant la conférence, la “newsroom” est le coeur d’un live qui se joue avant tout sur les nouveaux médias. Et après ? Les traces numériques laissées par l’événement peuvent enrichir un dossier de presse des plus interactifs.
Avec tous ces canaux, l’événement numérique n’est donc pas seulement médiatique : il est aussi transmédia. En témoignent bien entendu les pratiques consistant à placer derrière les intervenants d’un forum un écran diffusant ce qui s’en dit sur Twitter – pratique que d’aucuns trouveront perturbante voire intrusive, quoique différentes techniques existent pour rendre cette hybridation plus discrète. On rappellera aussi le rôle “fondamental”, selon Gayané Adourian et Nicolas Loubet qui ont pris part à l’organisation de la newsroom ENMI, d’un animateur placé sur scène et dont la tâche sera d’assurer la médiation entre le public physiquement présent et les “spectanautes”. Est-il l’ouvreur d’une sorte d’agora parallèle, ou le “metteur en scène” d’une interactivité sous contrôle qui fait partie du spectacle ? Sans doute un peu des deux.
…et en coulisses
Et en se vivant comme un agrégat de réactions sur les réseaux sociaux, l’événement numérique est en tout cas communautaire à plusieurs titres. Médiation ou pas, les communautés d’intérêts se forment et discutent “dans le nuage” tout autour du speaker. L’événement catalyse une relation. Ensuite les gens ont envie de faire des choses ensemble. Qu’est-ce que les organisateurs de l’événement peuvent leur proposer ? De la mobilisation des communautés dépend aussi le succès du dispositif et des outils proposés, qui permettent à chaque fois d’inventer un nouvel usage, d’une nouvelle pratique d’hybridation au service de l’événement – pour peu qu’on aura pensé à installer le wifi dans la salle.
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Il semble loin le temps où les forums en ligne régnaient en maître sur un web qui se découvrait “social”. L’époque où il suffisait d’ouvrir un “topic” ou d’écrire un article, puis d’attendre que les commentaires s’accumulent sur la page gardera peut-être un parfum de “temps des cerises” de la communication web : centralisée, la participation restait aussi facile à valoriser qu’à contrôler.
Las : les réseaux et applications numériques qui permettent de commenter, d’annoter et d’enrichir un d’événement aujourd’hui gravitent tout autour de nous. Et pas seulement parce qu’ils sont mobiles : les tweets, photos Instagram, notes collaboratives, liens de contexte et bientôt extraits vidéo s’échappent dans tous les sens. Ils sont les ondes courtes d’un “bruit” qu’il s’agit de capter, des sons épars qu’on sera volontiers tenté de recomposer en symphonie et d’amplifier, pour donner sens et cohérence à la couche d’information produite autour de l’événement.
Quoi qu’il en soit, cette « reconcentration » ne dépassera sans doute jamais un certain stade : les outils de l’événement numérique ressemblent pour le moment davantage à un archipel qu’à un système intégré – un archipel dont les îles applications multiples (PolemicTweet, Unishared, Sharypic, Storify…) répondent à la diversité des contributions qu’elles sont sensées catalyser. En retour, ces « tableaux de bord » des échanges en ligne structureront difficilement de véritables conversations en parallèle de l’événement. Et la limite ici n’est pas seulement technique, car comment écouter un speaker, commenter et débattre en ligne tout à la fois ? Même pour qui s’estime bon multitaskeur, le cerveau humain a ses limites*.
Concentration, propagation… puis capture et remise en boite ? Que la “reconcentration” soit le troisième mouvement de l’info, les “éventorialistes” aimeraient bien. “Eventorialiser” (éditorialiser un événement, un mot qu’on proposera au dico des métiers du futur, peut-être avec profit ?), c’est donc succomber à la tentation de tirer au milieu des bavardages des spectateurs le fil qui permettra de re-raconter l’histoire de la façon qui nous plaira. Ou a minima d’établir un recueil des réactions, sorte de “livre d’or”, de collection d’humeurs liées à l’événement.
Autrement dit, après le temps de l’événement où l’accompagnement numérique servira volontiers à la communication (attirer des spectateurs, amplifier l’impact…), vient le temps de la documentation, ou les passionnés retrouveront les infos qu’ils auront manquées, des explications supplémentaires… Ce moment ravira deux paroisses de geeks : d’abord celle qui s’en est tenue aux sermons des prophètes du SoLoMo, et qui y verront un moyen de graver les tweets dans le marbre géo-tempo-contexto-localisé de l’événement. Ensuite, les évangélistes du web sémantique : ces geeks-là, ce sont les amateurs de données en tout genre, les constructeurs patients de connaissances structurées. Pour ceux que j’ai rencontrés au barcamp, les tweets liés à un événement sont autant de briques à empiler pour offrir un accès à une nouvelle forme de connaissance.
Transmédia et communautaire. Eparpillé et concentré. Communicant et documentaire. Les principales caractéristiques de l’événement “augmenté” en font donc un objet numérique non identifié, à la fois ubiquitaire (on peut le suivre de partout) et sans fin (avec ou sans éditorialisation, on peut le revivre à travers ses traces laissées dans la mémoire du web). Une brèche dans nos repères spatio-temporels dans laquelle s’engouffreront, à n’en pas douter, les plus surprenantes des pratiques numériques à venir.
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(*) Des limites que certains participants au barcamp se verraient toutefois bien dépasser. Enumérant les chances que l’outil numérique ouvre un jour un véritable espace de débat démocratique et de création en marge de l’événement, ils reconnaissent pourtant certains freins. Par exemple, pour que le « spectanaute » puisse s’intégrer à un processus collectif et y confronter sa subjectivité, il faudrait que cet espace offre différents points d’entrée et permette à différents niveaux d’expression d’exister. Or on constate plutôt l’inverse : la montée en expertise des contributions génère souvent un « nivellement par le haut » qui exclut des contributeurs au fil du temps. Aux limites techniques et physiologiques s’ajoutent donc des freins culturels et sociaux… et l’agora numérique attendra.